Présentation
Présentation brève (pour une présentation plus détaillée, voir plus bas)
Le Centre de recherche et de documentation sur l'Océanie (CREDO, UMR 6574) a été créé en janvier 1995 sous la forme d'une Unité Mixte de Recherche (UMR) du CNRS et de l'EHESS. Dès la première année de son existence, les chercheurs du CREDO ont voulu s'associer avec l'Université de Provence afin de pouvoir assurer un enseignement dans le cadre des cursus de licence/maîtrise et de 3e cycle du département d'Ethnologie. Pour rendre organique cette association avec l'Université de Provence, il fut proposé de transformer l'UMR bipartite en UMR tripartite. Ce qui fut fait à la fin 1995 et prit effet à partir du 1er janvier 1996.
Au début de mars 1999, le CREDO a quitté ses locaux provisoires de l'EHESS (Vieille Charité) pour s'installer sur le centre Saint-Charles de l'Université de Provence. Aux côtés de l'IRSEA (UMR 9962) et d'une nouvelle UMS consacrée à la documentation et à la valorisation de la recherche, le CREDO est désormais l'une des trois composantes de la Maison Asie-Pacifique.
Le domaine de recherche du CREDO porte sur les évolutions contemporaines des sociétés d'Australie, Mélanésie, Micronésie, Polynésie et leurs relations avec le monde austronésien. Les recherches sont à dominante anthropologique, mais combinent les apports de l'archéologie, de l'histoire, de la linguistique, des sciences politiques, de la muséologie et du multimédia.
Le centre a mis en place trois secteurs d'activité :
- le premier s'applique aux activités de recherche en anthropologie, histoire, ethno-archéologie et linguistique centrées sur l'Océanie (Australie, Mélanésie, Micronésie, Polynésie). Ces activités sont détaillées dans la section Recherche et Collaborations de ce site
- le second porte sur les activités d'enseignement dispensées dans le cadre du département d'anthropologie de l'Université de Provence (du premier au troisième cycle) et de la formation Master et doctorale de l'EHESS. Pour davantage de 'informations, veuillez visiter les pages consacrées aux Enseignements.
- le troisième concerne le Centre de documentation sur les sociétés océaniennes.
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Présentation de l’UMR CREDO, état du 25 septembre 2006
Créé en janvier 1995 dans le cadre d’une opération de délocalisation des recherches en SHS (Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire de février 1993), le CREDO présente aujourd’hui son troisième bilan quadriennal. Le pari fait à l’époque par le CNRS et l’EHESS, tutelles rejointes ensuite par l’Université de Provence – monter un centre de recherche, d’enseignement et de documentation océanistes hors de la région parisienne – est désormais tenu : avec 18 membres titulaires (dont 12 chercheurs ou enseignants-chercheurs et 6 ITA, dont 4 ingénieurs) installés à la Maison Asie Pacifique (MAP) dont le CREDO est l’une des trois composantes (2 UMR et 1 UMS), notre laboratoire est devenu à la fois un acteur reconnu du dispositif d’enseignement et de recherche d’Aix-Marseille et un partenaire-clé de la recherche internationale sur l’Océanie, tout en conservant des liens étroits avec la communauté parisienne.
Les cinq recrutements (dont trois nouveaux postes : 2 MC et 1 CR) intervenus depuis le rapport quadriennal précédent ont à la fois renforcé la place du CREDO dans l’enseignement (1 MC EHESS élu fin 02 et 1 MC Université de Provence élu en 06) et étendu son domaine de recherche (1 CR1 du concours CNRS 06, section 38, et 1 CR1 et 1 IE qui étaient membres d’une autre équipe du CNRS). La mise à disposition des connaissances sur l’Océanie développées au CREDO s’est également considérablement élargie. De 2002 à septembre 2006, les membres du CREDO ont publié 27 livres, dont 15 sont à auteur unique. S’ajoutent à cette liste 11 productions multimedia (films et DVD), plus de 180 articles publiés dans des revues scientifiques et plus de 230 présentations lors de conférences nationales ou internationales.
Thématiques : A l’origine constitué d’ethnologues, le CREDO compte aussi des archéologues et une historienne (CNRS). Généralement absents de la recherche océaniste française, la politique et l’économie du Pacifique contemporain anglophone sont pris en compte, par des chercheurs titulaires et par les étudiants formés dans le but de combler ce vide. Notre équipe a su faire évoluer ses thèmes de recherche vers une plus grande interdisciplinarité. C’est ainsi que, avec le thème n°1 de notre activité 02-06 et les thèmes n°1 et 2 de notre programme 06-10, l’histoire et l’anthropologie, qui ont toujours fait bon ménage au CREDO, sont au centre de plusieurs programmes internationaux associant notre équipe à des universités australiennes, néo-zélandaises et américaines. En outre, le thème 2 privilégie des interrogations méthodologiques sur les moyens de connaissance du passé des sociétés océaniennes par une discussion collective entre les approches archéologiques, historiques et ethnographiques.
L’ouverture s’est également faite en direction des sciences cognitives, tant par la participation du CREDO aux études sur les rituels alliant l’ethnologie et la psychologie que par ses programmes en anthropo-écologie et en archéologie de l’environnement. Enfin, la grande importance prise dès le début par l’anthropologie visuelle et l’utilisation de l’hypermedia a continué de produire ses effets : création du site Internet le plus important et le plus actif au monde sur les sociétés aborigènes d’Australie, salué par l’UNESCO et primé par le gouvernement australien, hébergement des archives de Marshall Sahlins concernant le débat sur les sources européennes avec G. Obeyesekere, construction prochaine du site destiné à donner accès, pour tous les peuples du Pacifique et d’ailleurs, aux sources inédites concernant les premières rencontres entre Européens et Océaniens, etc.
D’autre part, sensible aux restructurations de la politique française vis-à-vis des musées consacrés aux sociétés non-européennes, le CREDO avait inscrit à son programme une réflexion globale sur l’objet et l’écriture anthropologique (technologie culturelle, esthétique, muséographie, anthropologie visuelle et hypermedia). Ce thème s’est encore renforcé au point de constituer un axe du nouveau programme.
Enseignement : Au cours des quatre dernières années, le CREDO a renforcé son insertion dans les institutions universitaires locales. En participant toujours davantage à la Formation doctorale de Sciences sociales de l’EHESS, bien sûr (outre L. Dousset, P.-L. Jordan et S. Tcherkézoff, membres de l’EHESS, P. Bonnemère, P. Lemonnier, F. Douaire-Marsaudon et I. Merle organisent ou co-organisent des enseignements à l’EHESS-Marseille) ; mais aussi en développant des enseignements nouveaux au sein du département d’ethnologie de l’Université de Provence où un cours de DEUG, désormais L1/L2 (“Sociétés de l’aire Asie-Pacifique”, resp. P. Bonnemère, désormais S. Revolon) est venu s’ajouter à ceux dispensés par le CREDO en licence-maîtrise et en DEA, désormais Master 2.
Le nombre de thésards inscrits actuellement sous la direction d’un enseignant du CREDO s’élève à 19, chiffre auquel s’ajoutent 6 étudiants en Master 2 et divers M-1. Pour ce qui est des thèses soutenues depuis l’origine de notre équipe : 6 Doctorats et 2 HDR, dont, pendant la période 2002-2006, 3 Doctorats et 2 HDR. Signalons que la montée en puissance du Centre de documentation (qui contient désormais des milliers de références) nous permet d’offrir aux chercheurs et étudiants un centre de ressources de niveau international reconnu comme tel jusqu’en Australie.
Organigramme : A sa création en 1995, le CREDO comptait 5 chercheurs titulaires (2 CNRS, 3 EHESS) et un ITA archéologue (P. Bonnemère, M. Godelier, P.-L. Jordan, P. Lemonnier, S. Tcherkézoff, + J.-M. Chazine, passé depuis Ingénieur de Recherche), ainsi qu’un personnel ATOS de l’EHESS assurant le secrétariat (A. Provansal). Ensuite, il fut possible d’intégrer de nouveaux chercheurs au CNRS (F. Douaire-Marsaudon) et à l’Université de Provence (P. Van der Grijp) ; également, en provenance d’autres équipes, deux chercheurs CNRS (A. di Piazza et I. Merle). Au cours du dernier quadriennal, si Paul Van der Grijp a quitté récemment l’Université de Provence, où il était Maître de Conférences, pour un poste de Professeur d’anthropologie à l’Université de Lille-1 (mais il continue d’encadrer divers étudiants de UP travaillant sur la Polynésie), quatre nouveaux chercheurs ont été intégrés, un par mouvement interne, trois par concours : Simonne Pauwels, CR1 CNRS, qui a rejoint le CREDO en venant du Laboratoire d’ethnologie de Nanterre, pour travailler dans l’archipel des Fidji ; Laurent Dousset, élu MC EHESS, l’un des rares spécialistes français du monde Aborigène de l’Australie ; Sandra Revolon, élue MC à UP, spécialiste des Salomon ; et Marc Tabani, élu CR1 au CNRS, spécialiste du Vanuatu. Cet apport récent est très précieux, car le CREDO ne comptait pas de spécialistes sur ces quatre régions de l’Océanie. En outre, l’ingénieur CNRS Lorenzo Brutti, qui travaillait à l’UMS du Musée du Quai Branly, après avoir été formé initialement au CREDO comme anthropologue de la Papouasie Nouvelle-Guinée, a rejoint récemment notre Centre.
En ajoutant à ces chercheurs et enseignants-chercheurs les personnels administratifs qui sont A. Provansal (ATOS, EHESS), déjà mentionnée, toujours en charge du secrétariat, A. Apkarian (IE HC) affectée au CREDO par AFIP en 1998 comme documentaliste-bibliothécaire, H. Meininger (IE 2), recrutée sur concours en 2001 pour assurer le secrétariat de l’antenne parisienne et certaines traductions spécialisées des textes historiques relatifs au Pacifique (néerlandais, allemand), et V. André (AI), affectée par NOEMI fin 2002 et chargée particulièrement des relations internationales et de la préparation des colloques (ESfO, Marseille, 2005 ; PICS RSPAS-CREDO La Ciotat 2005), il apparaît que notre équipe est donc constituée de 18 personnels titulaires. (En outre, pendant les deux dernières années, un 19ème membre était Christine Demmer, qui a obtenu un post-doctorat CNRS de deux ans, 2004-2006). S’y ajoutent 8 étudiants allocataires de thèse (post-DEA), qui sont de ce fait étroitement associés et ont leur lieu de travail au CREDO, ce qui porte le nombre global à 26 personnes. (En 1999, notre centre de recherche encadrait 13 doctorants dont 6 allocataires : allocations de thèses, bourses sur programmes ministériels. Aujourd’hui le chiffre est passé à 19, dont 8 allocataires. Plusieurs, après avoir soutenu leur thèse avec succès, ont trouvé des emplois dans la recherche : L. Dousset à l’EHESS, F. Brunois et L. Brutti au CNRS, L.H. Grépin dans l’enseignement supérieur de la Polynésie Française, S. Revolon à l’Université de Provence).
Le centre de documentation : La mission de documentation confiée au CREDO, qui fut, rappelons-le, une des raisons importantes de la création de cette UMR, a été développée sans faille (voir ci-dessous le chapitre Documentation pour une présentation plus détaillée). Autant qu’il fut possible grâce aux dotations spécifiquement destinées à l’achat d’ouvrages (d’abord inexistantes, elles consistèrent ensuite en un apport unique, mais massif, des Affaires Etrangères, et, depuis 1999, en une dotation annuelle CNRS et Ministère, passant désormais par le budget de l’UMS-MAP), le CREDO a monté une véritable bibliothèque océaniste, constituée de livres mais aussi des revues spécialisées sur la région. Il rassemble en outre des archives (images et son) de chercheurs. Ce centre de documentation maintient désormais d’étroites relations avec les centres océanistes équivalents à l’étranger.
Lors de l’intégration du CREDO dans la Maison Asie Pacifique, la bibliothèque océaniste et la bibliothèque asiatique ont bénéficié d’une localisation conjointe, tout en demeurant distinctes dans la gestion et le système de catalogage. Madame Apkarian est demeurée personnel "CREDO" pour des raisons de carrière administrative, mais travaille pleinement avec les autres personnels de ce qui est désormais l’Unité Mixte de Service de la Maison Asie Pacifique. Au sein de cette unité, elle assure la documentation et la gestion du fonds océaniste. (Cependant, elle atteint en 2008 l’âge de la retraite et nous espérons que sa demande de prolongation sera accordée).
Activité internationale : Le CREDO a également conforté sa place au sein de la recherche océaniste internationale. Des liens européens sont établis depuis longtemps (University College de Londres, Centre for Pacific and Asian Studies à Nimègue, fondation de l’European Society for Oceanists [ESfO]), et ont été réaffirmés récemment quand ESfO précisément, qui regroupe au niveau européen les Océanistes de toutes les disciplines SHS, a tenu au CREDO son 6e congrès, en 2005 (près de 300 personnes et plus de 150 présentations orales), sous la présidence d’un de nos membres (F. Douaire-Marsaudon) et en l’honneur de notre premier directeur (M. Godelier). Notre équipe est également engagée dans des projets européens de grande envergure : il y eut naguère la participation au projet ECHO-II (European Cultural Heritage Online), au 5e PCRD de la Commission Européenne, l’accueil au CREDO du congrès de ESfO, déjà mentionné, la participation à la préparation du congrès européen suivant, qui se tiendra en Italie en 2008, initiatives qui s’inscrivent dans la volonté de conserver au CREDO sa place de grand pôle de recherche européen.
Au delà de l’Europe, le CREDO est engagé désormais dans une collaboration active avec l’Australie (RSPAS et Department of Anthropology de l’Australian National University, à Canberra ; Department of Anthropology de l’University of Western Australia, à Perth) et la Nouvelle-Zélande (Department of Anthropology de l’Université d’Auckland ; Macmillan Brown Centre for Pacific Studies, à Christchurch). Des membres du CREDO participent régulièrement aux rencontres, aux Etats-Unis, de l’Association for Social Anthropology in Oceania (ASAO), et y ont même parfois dirigé des sessions aboutissant à une publication collective (P. Bonnemère), et aux rencontres de la Pacific History Association, organisation mondiale regroupant les spécialistes de l’histoire du Pacifique. Ajoutons la création de réseaux permanents (en particulier avec les principales universités anglo-saxonnes du Pacifique, mais aussi avec les deux universités françaises de Polynésie et de Nouvelle-Calédonie), initiatives conduites avec nos Ambassades françaises en Océanie (Papouasie Nouvelle-Guinée, Vanuatu, Fidji, Australie, Nouvelle-Zélande) pour créer des échanges et des programmes pluri-annuels.
Les objectifs pour les prochaines années sont d'accentuer cette dimension internationale, en même temps que, bien entendu, la poursuite des indispensables recherches "de terrain". De nombreuses missions sont prévues dans divers pays d'Océanie ainsi que l'accueil de plusieurs collègues étrangers pour des périodes de quelques semaines. Après avoir représenté le Département SHS du CNRS en 2004, aux Assises de la recherche française dans le Pacifique (tenues à Nouméa), l’actuel directeur du laboratoire fera la conférence inaugurale de la section SHS dans le Point d'Etape de ces Assises en 2006 (Tahiti), en prévision des nouvelles Assises qui se tiendront dans le Pacifique en 2008.
Last modified by: Laurent Dousset |

